Attention à tous les adeptes de la fessée, aujourd’hui c’est une journée spéciale sans claques aux fesses.
Création américaine lancée en 2001, cette journée sans fessée dénonce évidemment la violence éducative ordinaire « No Spank Day.» L'idée a été reprise en France en 2004 par l'association La Maison de l'Enfant qui a décrété le 30 avril « Journée sans fessée », devenue en 2007 « Journée de la non-violence éducative. »
La France est en retard sur ce sujet et fait office de brebis galeuse, 130 associations de parents et de professionnels de l'enfance ont d’ailleurs signé une pétition pour la modification de l'article 371-1 du Code civil, afin que toute violence éducative soit clairement interdite, comme c'est déjà le cas dans 18 pays, dont 16 européens.
Olivier Maurel professeur de lettres retraité,
« Nous devons faire comprendre aux parents qu'il ne faut absolument pas frapper les enfants. En le frappant, on n'apprend pas à l'enfant à obéir à sa conscience ou à la loi, on apprend à son corps à obéir à la violence. »
Violence éducative = délinquance
« En désamorçant la violence éducative, on peut ainsi faire décroître la délinquance, » comme ce fut le cas en Suède où l'interdiction légale de toute violence à l'encontre des enfants en 1979 a eu pour effet de faire baisser notablement le nombre des incivilités.
« Alors qu'on a réussi à imposer au cours des siècles l'interdiction de battre les esclaves, les domestiques, les soldats, les marins, les prisonniers et aujourd'hui les femmes, dans presque tous les pays les enfants restent la seule catégorie d'êtres humains qu'il est permis de frapper légalement », s'insurge l'ancien professeur.
Pour autant les associations préconisent une autorité, un « non » sans hésitation nécessaire à l’enfant. Catherine Dumonteil-Kremer, fondatrice de La Maison de l'Enfant,
« L'expérience nous a prouvé que la grande majorité des parents ne souhaitent pas utiliser de corrections physiques, mais ils le font souvent sous l'emprise de la colère car, démunis, ils ne savent pas comment faire autrement. Or il y a des solutions que nous essayons de transmettre aux parents, sans les culpabiliser. »
Info AFP
Ari Kira




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